Review VF : Batman – No Man’s Land chez Urban Comics

Review VF : Batman – No Man’s Land chez Urban Comics

Review de Batman : No Man’s Land , série prévue en 6 tomes et suite directe de Batman – Cataclysme où Gotham City, après s’être mangé un tremblement de terre, se voit abandonnée par les Etats Unis.

La loi c’est moi, et l’ordre !

Batman No Man's land : gotham city en ruine

Le tome commence par un état des lieux : C’est la merde. Gotham est divisée en fiefs, gouvernés par des gangs, des vilains comme le Pingouin, Scarface, ou encore par le GCPD. C’est assez audacieux d’introduire cette situation quasi post-apocalyptique sans y montrer le Batman. On y découvre une société déconstruite, abandonnée, qui doit réapprendre à vivre et surtout, apprendre à survivre en étant dirigée par des évadées de Black Gates.

L’histoire de No Man’s Land est foutrement intelligente, écrite avec soin et réalisme. Tout est logique. Et ça fait du bien de voir qu’on ne tombe jamais dans les facilités ou raccourcis merdiques. Un peu comme dans un Mad Max, ou encore un Walking Dead, les Ghothamites (ouais cherchez pas je trouve ça moche aussi, si ça ne vous dérange pas je vais dire « les habitants de Gotham » à partir de maintenant) troquent pour survivre. Des piles contre de la nourriture, de la nourriture contre des munitions, des munitions contre une pomme fraîche. Ce nouveau mode de vie n’est pas accessoire dans ce volume, il est la toile de fond d’un récit sombre, violent et parfois assez glauque.

Et Batman ? Il fait quoi ? Batman ne rentre à Gotham que plus tard, à la traine. Dans un monde sans civilisation, sans technologies, sans règles, avec une idée de l’horreur décuplée, a-t-il encore sa place ? Les criminels peuvent-ils le craindre à nouveau ? Je ne vais pas vous en dire plus. Sachez juste que cette histoire sort du lot par son traitement post-apocalyptique, sa vision de la survie intelligente, et sa relecture de la hiérarchie criminelle.

No Man’s Land : une fresque inégale

Comme pour toutes les grandes séries que Urban Comics a édité, Batman : No Man’s Land se compose de plusieurs histoires, issues de magazines différents, mais agencées dans un ordre chronologique dessinant une fresque des évènements logique. Et comme pour chaque série, y’a du bon et du moins bon, voir du un-peu-beaucoup-pas-très-bon-du-tout.

Parmi « les meilleurs des meilleurs des meilleurs m’sieur, avec mention », la trame principale, avec la reconquête de la ville par les troupes du commissaire Gordon et le retour de Batman. Les chapitres mettant en scène l’Epouvantail sont plutôt réussis dans leur mise en scène, bien qu’un peu trop mystico-religieux. Enfin, assez fun et jouissif, les jeux du cirque vu par le Pingouin.

Dans la catégorie des « ça-passe-mais-ça-sert-pas-à-grand-chose-dans-la-globalité », un récit sur une attaque du gang de Black Mask (bien que visuellement déroutant et impressionnant).

Et dans la catégorie « c’est-chiant-un-peu », Montoya faisant équipe avec Double-Face (l’histoire WTF du tome je trouve).

OH ! J’oubliais. La « pépite » du volume. Une histoire qui fait tâche sur tous les points. « Le Diable tout en bas », tirée d’Azrael: Agent of the Bat #52. Déjà à cause de l’histoire, ridicule, sans fond, inutile. Puis pour Azrael, ridicule, sans fond, inutile. Puis pour la réédition de cette histoire par Urban. C’est dégueulasse. J’ai eu l’impression qu’ils avaient scanné un vieux comics tant le rendu semble flou et sale. Bon heureusement que c’est l’histoire la plus courte du volume (11 pages). Mais du coup à quoi bon l’avoir mise ?

Batman No man's land chez Urban Comics

Ca commence bien mais…

En refermant le tome j’ai vraiment eu l’impression d’avoir maté un bon film. L’ambiance glauque, Gotham en mode survie, des personnages qui se réinventent, bref vraiment du bon et ce malgré les deux histoires accessoires et bancales. Seulement lorsque j’ai réalisé que la série allait s’étaler sur six tomes, je me suis mis à craindre le syndrome Knightfall. Avec un tome 1, culte et énergique, puis une flopée de volumes ennuyeux, tous plus épais les uns que les autres, avec des épisodes bouche-trous en veux tu en voilà.

Bon, si jamais c’est le cas, vous le saurez en venant faire un tour par ici, et puis vous vous consolerez en vous disant que le premier tome vaut même le coup d’être relu.

Bonus : La saga No Man’s Land a servi de référence aux frères Nolan et à David S. Goyer pour l’écriture d’une partie de The Dark Knight Rises.

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