Review : The Dark Knight Strikes Again, le délire punk n’excuse pas tout
Scénario 1
Art 1

Frank Miller, c’est un peu le Tarantino du comic book. Tout le monde le suce, il est formidable. Mais s’il a été capable de génie, il serait un peu dommage d’oublier que Franky s’est aussi bien foutu de notre poire en nous servant de bonnes grosses merdes telles que The Dark Knight Strikes Again (TDKSA), ..

Summary 1.0 Pauvre
Scénario 1.7
Art 2
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Summary 1.9 Pauvre

Review : The Dark Knight Strikes Again, le délire punk n’excuse pas tout

Frank Miller, c’est un peu le Tarantino du comic book. Tout le monde le suce, il est formidable.

Mais s’il a été capable de génie, il serait un peu dommage d’oublier que Franky s’est aussi bien foutu de notre poire en nous servant de bonnes grosses merdes telles que The Dark Knight Strikes Again (TDKSA), la suite directe du bon mais surcoté ‘The Dark Knight Returns’. Review.

J’aime bien les punks. Ils ont des coiffures bizarres et ils aiment les chiens. Les gens gentils aiment les chiens, c’est connu. Là où je les aime un peu moins, c’est quand leur délire de crasseux en vient à me demander une petite pièce ou une cigarette.

Eh bien, The Dark Knight Strikes Again, c’est pareil. C’est un grand n’importe quoi de keu-pon qui sent le sur et se trimballe avec un chien. Il s’approche de toi, vient te gratter 14€ et tu n’en garderas qu’un très mauvais souvenir. Et il est moche.

Batman et les minimoys

Ce sous-titre n’a aucun sens. Comme la trame de TDKSA. Les évènements se déroulent quelques années après ceux de The Dark Knight Returns. Bruce Wayne, qui a pris le melon, a transformé les voyous du gang des mutants en une armée de ‘bat-boys’ à sa botte (de cuir).  Ils sont prêts. Il les envoie en guerre contre le gouvernement un brin totalitaire de Luthor qui a interdit les super-héros et se sert de Superman pour péter la gueule à ceux qui ne sont pas d’accord.

A partir de là, une multitude de personnages entrent en jeu, tous plus caricaturaux les uns que les autres dans un grand délire punk incompréhensible. Le pire dans tout ça, c’est le sort réservé à tous ces personnages… Alors oui, Miller s’était déjà permis de réinterpréter l’univers de DC avec un brin de réussite (Batman : Year One) mais ici, c’est limite criminel.

La drogue ou Batman, il faut choisir.

WTF Mister Miller ? Dans ce que l’on peut qualifier de baroud d’honneur, il s’amuse à violer les souvenirs de tous les fans en mettant en place des super-héros grandguignolesques. Quelques exemples ? Avec plaisir.

Batman/Bruce Wayne est méconnaissable, et chauve. Adios le justicier de l’ombre…  c’est un révolutionnaire : le Che déguisé en chauve-souris. Lors du combat contre Superman, on en vient même à se demander si le Joker ne se cache pas sous le masque, tellement les pièges mis en place sont ridicules.

TDKSA par Frank Miller

Carrye/Cat-girl, la première fille à endosser le costume de Robin de l’histoire de Batman, est maintenant déguisée en chat. Elle porte des rollers à réacteurs à qui elle parle. DES ROLLERS A REACTEURS LES MECS. Rollers. Réacteurs.

Superman est une grosse victime qui se fait bien ramasser la tronche avant de troncher — dans les airs s’il-vous-plaît — une Wonder Woman nunuche et amoureuse comme une jeune première. Le surhomme en slip rouge est le vaincu de son coeur et, donc, le vainqueur de son cul. Contrepèterie, 5 points.

Mais on apercevra aussi, pêle-mêle : Atom, Lex Luthor, Flash, Plastic Man, Captain Marvel, Green Arrow, Brainiac, Le Joker, Dick Grayson, etc. Tous plus ridicules les uns que les autres.

Miller ne peut pas s’en empêcher : La presse tient encore le grand rôle du méchant dans ce comic. L’histoire est sans cesse entrecoupée de débat télévisés qui rendent le tout peu clair et très brouillon. On comprend l’intention, mais là, pour le coup, c’est loupé.

Bref TDKSA n’a pas grand chose pour lui…Et vous vous dites que, si le comic se vend, c’est qu’il a au moins « de belles images ». Eh non ! C’est super moche !

DESSIN=CACA

Il y a beaucoup à dire. Si certains reconnaissent à Miller un sens de l’expressionisme assez développé… Je trouve ça tout simplement immonde. Et je ne sais pas par où commencer.

Le découpage est archi dégueulasse, limite niveau COTOREP. On vous balance d’une case à l’autre et on ne comprend JAMAIS les liens entre les cases/pages tellement c’est bordélique. Les dessins sont immondes et disproportionnés, les couleurs criardes et bâclées. La coloration digitale pixelisée et peu maîtrisée de Lynn Varley me rappelle mes débuts dans Fireworks…

Alors, oui. La critique est aisée, blabla… Mais il ne faut pas se foutre de la gueule du monde.

Bref, arrêtez de sucer Frank Miller

TDKSA est un comic raté, qui n’a de Batman que le nom. Un gros délire d’un artiste surcoté qui, non content de servir un scénario tellement dense qu’il en devient incompréhensible, se permet un dessin et une colo par ordinateur à gerber. Ne l’achetez pas, même pour le brûler.  Et arrêtez de sucer Frank Miller. Il fait aussi de la merde, parfois.

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