Les trois critiques les plus injustifiées de Batman v Superman

Les trois critiques les plus injustifiées de Batman v Superman

On en a lues et entendues des choses sur Batman v Superman depuis sa sortie. De nombreux reproches lui sont adressés, autant de la part de fans de comics que de néophytes qui ne connaissent l’univers qu’à travers les films.

Jesse Eisenberg joue mal. Le personnage de Luthor n’a aucune motivation. Doomsday ressemble à un troll du Seigneur des Anneaux. Le film se prend trop au sérieux. Le montage est brouillon. La Justice League est présentée via une clé USB. Blablabla. C’est pas de ça qu’on va parler ici. L’idée n’est pas de défendre l’indéfendable (ou le moins défendable) mais bien de remettre les pendules à l’heure avec des faits.

Voici donc les trois critiques non justifiées qu’on lit partout. Parce que merde quoi, il faut que ça cesse.

1) Batman ne tue pas : FAUX

Il existe évidemment plusieurs interprétations du chevalier noir et la plupart lui confèrent un sens de la justice noble et un certain sens moral. Cependant, dès sa première aventure solo sortie en 1940, Batman pend un malade mental avec une corde en acier renforcé et le  trimbale aux yeux de tous sur son Batwing jusqu’à ce qu’il suffoque.

Vous avez bien lu, Batman tue de manière ultra sadique un patient d’un asile psychiatrique. Il le pend littéralement sur la place publique comme au putain de Moyen Âge. Et il ajoute « Il est probablement mieux comme ça ». Pas de remords, pas de pitié, une justification hasardeuse. Coucou Batman !

3257571-2066073-strangling

Le meurtre s’inscrit donc, dès la genèse du personnage, comme une option envisageable. A travers l’histoire des comics, il y aura recours plusieurs fois, même parfois quand c’est pas nécessaire.

 

2) Batman n’utilise pas d’armes à feu : FAUX

Pendant tout l’âge d’or des comics (1938-1954), Batman utilise des armes à feu pratiquement tout le temps.  Ce n’est qu’après l’âge d’or que le personnage commence à y avoir recours plus rarement et avec parcimonie.

mqbvwebgjosca7a208ej

 

Mais le film  se base avant tout sur le Batman de Frank Miller et le flingue y est de mise, que ça vous plaise ou non.

batmantdkr1-0521-132171

 

Un autre exemple notable est « Batman Year Two » (1987) où Batman arbore un flingue dès la cover de l’ouvrage. Pas n’importe quel flingue en plus, puisqu’il s’agit de celui qui a servi à tuer ses parents ! La vengeance est un plat qui se mange froid.

930677

3) Metropolis et Gotham ne sont pas censées se trouver l’une en face de l’autre : FAUX

C’est un sujet très débattu au sein des fans de comics. Cependant, d’après « The Atlas of the DC Universe », un livre sous licence officielle DC, Gotham City se situe en face de Metropolis,et les deux villes sont séparées par de l’eau…  La cartographie du DCU est inspirée par les Etats-Unis, Gotham serait le New Jersey et Metropolis, le Delaware.

atlasCover

 

Voilà des arguments de choix pour contrer les petits plaisantins qui pensent tout savoir sur le DCU et qui répètent les mêmes âneries à longueur de commentaires sur les réseaux sociaux.

Parce qu’il est grand temps que ça cesse.

stop_it_hellboy

Related posts

VF : les sorties Urban Comics du mois de mai 2013

VF : les sorties Urban Comics du mois de mai 2013

La VF, on aime ou on aime pas. Mais on peut reconnaître que les gars de chez Urban Comics sont plutôt actifs niveau sortie. Voici un petit point sur les sorties Batman en VF du mois de mai 2013. Les sorties Batman chez Urban Comics Batman: Silence (10 mai) Un must-have dans toute bonne...

Batman #19 : du bon Batman avant Year Zero

Batman #19 : du bon Batman avant Year Zero

Le leak de la cover nous l'avait déjà révélé, il y a du grabuge dans l'air entre Wayne et Gordon ! Petite review de ce Batman #19, qui comprend la première partie de deux histoires distinctes : Nowhere Man (Snyder et Capullo) et Ghost Light (Tynion et Maleev). Batman #19 Nowhere Man On aurait...

Batman: Earth One, le Bruce Wayne des temps modernes

Batman: Earth One, le Bruce Wayne des temps modernes

Revisiter la légende de Batman n'est pas chose aisée. Frank Miller s'en était plutôt bien sorti sur Batman: Year One, au point d'influencer les nombreuses productions autour du chevalier noir de ces 15 dernières années. Alors ? Est-ce que Geoff Johns et Gary Frank s'en sont aussi bien tiré sur...

Leave a comment