Instinct de Survie : la critique en eaux troubles

Instinct de Survie : la critique en eaux troubles

Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas eu un film sur un méchant requin tueur d’innocents petits américains qui vont se baigner comme des débiles dans des eaux dangereuses. Ca tombe bien parce que Instinct de Survie n’est pas de ce calibre. Entre petit nanard et divertissement de l’été, le dernier film de Jaume Collet-Serra évite les facilités reloues des shark movies pour se fabriquer ses propres faiblesses perso. Ca va couper chérie !

Instinct de survie, quand la mer perd ses dents

Encore un film de requin ! Depuis de délicieux Les Dents de la Mer, Hollywood a enchainé les gros navets en voulant surfer sur une tendance, tout en oubliant ce qui fait du film de Steven Spielberg un grand film. On en est rendu à envoyer des requins dans des tornades dans le très loufoque Sharknado… c’est dire. Et pourtant, malgré un élan écologique hors norme qui va encore nous dire que c’est ce genre de films qui tue des centaines de milliers de requin tous les ans, au lieu de dénoncer l’industrie alimentaire et la surconsommation de poissons, notamment en Chine, le shark movie tient bon dans nos salles obscures.
Instinct de survie, c’est l’histoire d’une jeune femme qui va faire du surf toute seule, dans un endroit hyper isolé et loin de tout, sans se soucier des dangers qui l’entourent. Alors qu’elle attend une dernière vague avant de rentrer, la belle Nancy se fait attraper la cuisse par un énorme squale. Dans une mare de sang, la sufeuse parvient à s’échapper des griffes de son prédateur et a se hisser sur un rocher en plein milieux de la mer. Prise au piège, elle élabore une stratégie alors que la marrée haute ne va plus tarder, et la mettre dans la ligne de mire du grand requin blanc.

instinct de survie

Le pitch est plutôt intéressant et promet 1h30 de stress sa mère. Nancy, interprétée par la sublime Blake Lively, est tout sauf la blonde de service débile. Une femme forte et astucieuse, généreusement mise en scène par Collet-Serra, qui ne perd aucune occasion de filmer ses fesses en gros plans toutes les cinq minutes, le coquin. Mais la vraie star du film n’est ni Blake, ni le requin… c’est une mouette. Une mouette, oui vous m’avez bien lu. Une putain de mouette à la con qui va tenir compagnie à Nancy pendant une heure, et même l’alerter quand des djeuns débarquent sur la plage au loin. C’est une mouette/chien, ou un truc dans le genre. Et plus le film avance et plus on se demande ce qu’ont fumé les scénaristes, tant on sent une belle relation d’affection se nouer entre la surfeuse et l’oiseau. A un moment j’ai cru que la mouette allait pécho Nancy tellement c’est con et que ça gâche un film qui n’avait finalement pas de quoi tenir une heure trente sur le petit mètre carré de rocher…
C’est hyper symptomatique du scénar qui brode énormément pour rallonger une histoire qui tenait sur trente minute facile. Nancy doit plonger deux ou trois fois avec le squale dans les parages, d’abord pour récupérer sa planche (ok j’ai dit « tout sauf la blonde de service débile« , je sais), ensuite pour choper des objets nécessaires à sa survie, mais surtout pour apporter un peu de contenu et un poil de stress. Sauf que la promesse (du « stress sa mère », souviens toi) ne tient pas vraiment la route. Dommage parce que le film avait tout pour être bon, mais il rate sa cible et on en viendrait presque à souhaiter que le requin bouffe Nancy passé une heure. J’ai bien dit « presque », parce qu’elle est vraiment trop belle, donc ça serait dommage…

instinct de survie

Instinct de voir ce film si tu n’as rien d’autre à faire…

Il n’empêche que si le scénar, le rythme, et l’intérêt de ce métrage ne cassent pas trois pâtes à une mouette, le film propose une jolie photographie, de superbes plans de la plage et de la mer, un très gros requin sa mère, et Blake Lively. Donc un divertissement de l’été qui te coutera le prix d’une place de cinéma, peut-être même quelques popcorn et un soda light, pour la bonne conscience, et que tu oublieras très vite. Bref, si tu veux voir un vrai shark movie, remates Les Dents de la Mer, parce que c’est trop cool. Et si tu veux voir le boule de Blake Lively dans tous les sens, et la voir parler à son copain la mouette sur un rocher en attendant de se faire bouffer, alors va voir Instinct de Survie. Mais je t’aurais prévenu.

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